Dustin O'halloran - Opus 36

Retour en arrière, retour à la réalité, à la vérité. et oui, mes yeux se sont finalement ouverts, c'est éblouissant après des mois cachée dans le mensonge.

Regardez la l'humanité la gueule ouverte, jamais rassasiée. On la remplit à l'entonoir et elle en veut toujours plus. On a plus d'effort à fournir, on nous colle tout devant le nez. On nous nourrit, même plus ce choix cornélient du menu: céréales en forme de copeaux de bois le matin , hachis parmentier aux saveurs artificielles le midi. On ne choisit plus, on a plus le temps, de toute façon on le fait pour nous. D'abord on nous lobotomise à coup de télévision en masse, puis on remplace la machine par un gentil robot affamé: un gouffre sans fin. On explique aux femmes comment jouer les pétasses devant leur homme. On nous gonfle de partout comme des balons pour plaire, et on coupe les endroits qui déranges, admirez le spéctacle de la médecine. On nous crit de manger bio pour que chacun puisse se déculpabiliser du paquet quotidien de tube cancérigiène, pensant qu'ainsi on diminura les risques. On cour aussi, on se dit concerné par notre santé, en rentrant on s'affale devant le journal de 20h, la tablette de chocolat dans la main pour décompresser devant des images d'horreur devenues annodines.
La communication, maitre mot du XXIeme sciècle, on a tous greffé cet appareil à l'oreil, et on parle, rit crit, chante, seul. Mettez une personne sans cette appareil qui parle rit, crit, chante, seul: c'est un fou. Ce petit appareil nous protège de tout signe d'aliénation: le téléphone mobile qui entraine dans son succés planétaire la faillite de la cabine téléphonique. Et puis vient la meilleure: on nous met même internet dans la poche, on peut consulter son compte en banque tout en assistant à un cour de math, n'est-ce pas splendide ? A "communication" ils ont oublié "virtuelle" et "manipulée" car en réalité plus personne ne parle. Pour exprimer son mal-être on s'enfonce deux doigts dans la gorge ou on fait un doux plongeon dans la Seine. Lorque l'on essaye de gueuler cette souffrance à nos proches on nous répond: "Je vais t'aider, je connais un très bon psychiatre." Quelle drôle d'invention, on rit avec une machine puis on raconte notre vie à un inconnu. On néglige tout, on oublit de vivre, les yeux remplis de merde sur papier glacé.
La seule chose qu'on ai pas encore réussi à nous faire avaler c'est le bonheur. On diffuse des feuilletons ou la vie est belle, tous le monde s'aime puis on y croit, mais qu'est-ce qu'on se plante ! On rêve une heure par jour devant notre boîte noir achetée au super U en promo puis on croit que c'est ça le bonheur. On en croit beaucoup des choses. Alors on essaye de sauter de l'attreper et on se retrouve fou. Bientôt, on nous le vendra en boîte de concerve le bonheur.

Et nous sommes biensur tous les victimes de la dictature des médias; le seul moyen peut-être de la vaincre: c'est de la voir.

l'an dernier. Tout ça pour dire, il est grand temps de se barrer.
Alors, que le voyage commence !

Dustin O'halloran - Opus 36

# Posté le jeudi 28 mai 2009 15:34

Modifié le jeudi 28 mai 2009 15:50